Prix Bel Ami

  • : Bienvenue sur le blog du Prix Bel Ami
  • prixbelami
  • : Le Prix Bel Ami récompense l'auteur(e) d'une biographie ou d'un roman retraçant un destin de femme remarquable.
  • Recommander ce blog

Dimanche 8 mars 2009
Ce fut une très belle soirée, émouvante, vivante, pleine de monde, jolies femmes et hommes séduisants. Sans Benoîte Groult, notre héroïne, mais avec sa fille charmante, Blandine de Caunes, qui est venue recevoir le merveilleux trophée en cristal offert par Daum. Le champagne n'a pas fait défaut dans les salons roses de l'hôtel Bel Ami. Gonzague était en pleine forme, entouré des grâces de Saint Germain des Prés !

Elisabeth Reynaud, Présidente du Prix Bel Ami - Daum


Les 3 lauréats : Alain Vircondelet, Marie-Aude Murail, Blandine de Caunes (fille de Benoîte Groult),
Martine Harraca, Gonzague Saint-Bris, Catherine Rihoit, Elisabeth Reynaud, présidente du prix
Au 2e rang : Vincent Tissier, le maire du 6e ar. Jean-Pierre Lecoq, Anouchka Danna et Ysabelle Lacamp


Gonzague nous fait un discours sur toutes les femmes célèbres depuis Lucie


4 jurés : Annie Dana, Ysabelle Lacamp, Isabelle Vieville, Cécilia Dutter


5 jurés : Cécilia Dutter, Isabelle Alexis, Anouchka Danna, Géraldine Beigbeder, Catherine Rihoit


Macha Méril et Gonzague complices


Vincent Tissier le directeur de l'hôtel Bel Ami, Alain Vircondelet et Macha, hilares


Macha avec la créatrice de bijoux ravissants, Martine Harraca


4 belles dames et 1 beau mec : de d. à g. Martine Harraca, Macha Méril, Elisabeth Reynaud, Sophie George, éditrice.


Isabelle Alexis, Elisabeth Reynaud, Gonzague Saint-Bris, Macha Méril, Vincent Tissier


L'invité mystère qui a surpris Isabelle et Elisabeth


Vincent Tissier, Gonzague, Isabelle Alexis, Thaddée Reynaud, Elisabeth Reynaud


Gonzague couvert de femmes


Elisabeth Reynaud avec 2 de ses jurés : Anouchka Danna et Mélusine Vaglio


Qu'est-ce qu'on s'aime ! ...n'est-ce pas Isabelle et son amie Astrid Veillon ?


Et qu'est-ce qu'on s'amuse !


2 jurés de charme pour un prix de beauté...littéraire


"Laurel et Hardy" qui nous accueillent comme chaque année au Bel Ami avec humour


Photos © Catherine Faux
Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 7 mars 2009

LAUREATS DU PRIX BEL AMI – DAUM 2009

 

Voici dès maintenant les résultats de la magnifique soirée du prix Bel Ami Daum 2009 qui s’est déroulée jeudi soir dans les salons de l’hôtel Bel Ami. Nous en ferons le compte-rendu à travers les photos qui donnent une idée de la chaleureuse ambiance qui a régné ce soir-là. Vous les trouverez ce week end sur le blog.

 

Prix de la biographie :

 

« Mon évasion, autobiographie » Benoite Groult (Grasset)




Prix du roman :

 

« Séraphine, de la peinture à la folie » Alain Vircondelet (Albin Michel)

 



Prix jeunesse :

 

« Miss Charity » Marie-Aude Murail (Ecole des loisirs)

 



 

Les lauréats ont chacun reçu :

 

1° Un cristal Daum

2° Cinq nuits d’hôtel offertes, en chambre double, avec petit déjeuner et soins au Spa de l’hôtel Bel Ami

  Un merveilleux bijoux de Martine Harraca (Bracelet, boucles d’oreilles, boutons de manchettes).

 

Voici les quelques mots qu’Elisabeth Reynaud, la présidente du prix, a adressés à chacun :

 

 

PRIX BEL AMI  - DAUM de la  BIOGRAPHIE 2009

 

Evidemment il y avait Louise de Vilmorin, que d’aucuns ont déjà oubliée et que d’autres ne connaissent toujours pas.

Louise de Vilmorin et ses complaintes fantasques ou douloureuses. Louise, princesse en son royaume de Verrières, ou reine dans son château des Carpates. Courtisée par Malraux, Saint Ex ou Welles. Et la très belle biographie que lui consacre Françoise Wagener aux éditions Albin Michel.

Evidemment il y avait la Comtesse de Ségur, née Sophie Fedorovna Rostopchine, et les Malheurs de Sophie qui ont marqué l’enfance de tant et tant d’entre nous, « Les Vacances », « Les Petites Filles modèles », « Pauvre Blaise », « Le Général Dourakine », que les éditions Hachette avaient d’abord publié dans la Bibliothèque Rose… Autant d’ouvrages inoubliables que l’on retrouve avec Marie Joséphine Strich, grande spécialiste de la comtesse, dans la superbe biographie qu’elle a consacrée à ce monument de la littérature pour la jeunesse, en compagnie de Yves-Michel Ergal. 

Louise de Vilmorin, la Comtesse de Ségur, deux destins de femmes libres, fascinantes, profondément inscrites dans leur époque.

Et puis à la devanture des libraires cette année 2008,  il y avait Françoise Hardy, Françoise Sagan, Catherine Pozzi, Nancy Cunard… Que de fabuleux personnages de femmes!

Mais notre sang n’a fait qu’un tour, savez-vous, et, sans aucun effort, dans un bel ensemble, nous avons voté sans coup férir, pour madame Benoîte Groult.

Voici donc ce que j’avais à dire à madame Groult, qui n’a pu être présente ce soir et que madame Blandine de Caunes, sa fille, qui nous fait le plaisir d’être là, lui transmettra pour nous :

« Bien sûr, madame,  j’ai adoré, comme un vaste public, « La Touche étoile », et je retrouve aujourd’hui votre voix dans cette autre autobiographie parue chez Grasset, que vous appelez avec humour « Mon Evasion ». Et puis j’ai relu ce chef-d’œuvre qu’est « Les Vaisseaux du cœur », et j’ai compris que vous chantez, que vous glorifiez, de toute votre intelligence, la VIE. Et même plus : l’intelligence de vivre. Vous chantez le courage de vivre. Le courage d’aimer. Vous nous apprenez qu’il ne s’agit pas seulement d’être « féministe » (pardon pour les MLF), mais qu’il s’agit d’être femme, avec l’ardeur d’un combattant. Avec la volonté virile de la conquête, toujours recommencée. Vous dites aujourd’hui, à 89 ans : « Tant que la terre n’aura perdu aucune de ses couleurs, ni la mer de sa chère amertume, ni les hommes de leur étrangeté, ni l’écriture et la lecture de leur attrait, tant que mes enfants me ramèneront aux racines de l’amour, la mort ne pourra que se taire. » Voilà, vos jardins, la mer, vos hommes, vos enfants, les livres, sont ceux à qui vous avez donné toutes vos forces et tout votre amour.

Et puis dans quel âpre langage avez-vous su dire la tendresse des corps amoureux qui se dévorent avec passion !

Sans cesser d’être rieuse, moqueuse, malicieuse, vivante, amoureuse des mots les plus variés, les plus crus, parfois.

Car vous nous offrez à chaque instant les fulgurances de votre esprit, aiguisé, solide, d’une verdeur sans faille. Et l’on se prend à évoquer en vous lisant l’ombre de la grande Colette.

Pardon, madame, d’avoir l’audace de détailler ainsi les raisons pour lesquelles l’on vous choisit. Mais d’abord il le faut bien. Et c’est avec bonheur que nous l’avons fait. Pour le plaisir de vous dire combien votre voix nous touche. Combien elle résonne en nous au plus juste. A quel point elle torpille adroitement les vieilles lunes lassantes des années 70-80, sans oublier bien sûr les acquis du passé. A quel point elle est jeune et fière votre voix qui sonne clair.

On a envie de vous dire, madame, nous le donnerez-vous un jour le secret qui est le vôtre pour être belle toute la vie ?

Enfin, pour vous qui avez une telle passion pour la mer et les océans, un dernier mot qui nous vient d’un champion navigateur. Devant l’arrivée triomphale de la jeune anglaise Ki Cafary qui a remporté le Tour du Monde à la voile en solitaire, cet homme a déclaré devant les trois femmes arrivées dans les six premiers : « Les femmes ont joué la souplesse et l’harmonie, au contraire de nous qui avons voulu forcer les éléments. » Un mot qui vous ressemble, n’est-il pas ?

 

Madame Benoîte Groult reçoit le prix Bel Ami 2009 de la Biographie, qui distingue un beau destin de femme.

 

Il lui est offert par la cristallerie Daum, un cristal qui porte une fleur de lotus.

Par Martine Harraca, elle-même grande amoureuse de la mer, un large bracelet bleu pâle, incrusté de brillants.

Par l’hôtel Bel Ami cinq nuits d’hôtel avec petit déjeuner et soins au Spa.

Par Ayala une bouteille de champagne.       

 


PRIX BEL AMI - DAUM du ROMAN 2009

 

Depuis longtemps on la guettait, on l’attendait, cette Séraphine. On pensait que c’était une jeune fille frêle et diaphane, une jeune nonne épuisée d’amour comme on en voit chez la Comtesse de Noailles. Hé bien pas du tout.

Un homme, à l’écriture fine, minutieuse, amoureuse, s’était emparé d’elle dès longtemps, pour en faire un portrait ému et profond. Il avait pénétré avec force les arcanes secrètes de l’artiste étonnante dont il s’était approché au plus près.

Séraphine était une femme dénuée de tout, qui, dans sa solitude, et, par la seule force de son amour resté sans objet, avait passé une partie de sa vie de pauvre, à peindre des tableaux immenses dans un sous-sol mal éclairé. Puis elle avait fini sa vie, l’esprit égaré, dans un asile de fous, à moitié morte de faim.

Une actrice étrange et habitée a reçu le César de la meilleure interprétation pour son rôle de Séraphine. Et le film n’a pas moins écopé de sept césars en tout. Peu importe, le jury du prix Bel Ami avait déjà fait son choix avant les césars!

Mais avant cela, bien avant, dès 1987, il y avait un homme  présent parmi nous ce soir, Alain Vircondelet, qui avait choisi de lui consacrer des centaines d’heures de travail et ce talent d’écrivain qui était la sien. Talent révélé à l’époque, dans un très bel ouvrage consacré à Marguerite Duras. Il avait alors tout dit sur elle. Comme il a tout dit aujourd’hui sur Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis.

Alors nous n’avons pas hésité non plus, et nous lui avons décerné le prix Bel Ami du roman. Car telle est son écriture, une écriture romanesque, spécialement lorsqu’il nous parle de cette femme dont la vie dépasse toute fiction et se lit comme un roman.

 


PRIX BEL AMI - DAUM  JEUNESSE 2009

 

Du jour où mes enfants sont devenus grands je me suis un peu éloignée, je l’avoue, de la littérature jeunesse. Je n’étais donc plus véritablement instruite en la matière. Aussi quelle ne fut pas ma surprise lorsque certains membres de notre jury me firent découvrir un grand nombre d’ouvrages d’une richesse et d’une diversité étonnantes. Nous eûmes donc l’embarras du choix.

Mais la suprématie de l’un d’eux s’imposa pourtant rapidement. Oui, on pouvait faire preuve d’un talent protéiforme en écrivant pour la jeunesse. On pouvait convoquer les génies de la littérature au sein d’un texte destiné aux enfants. Il était possible d’exercer toutes les facettes de son écriture dans des histoires de petites filles qui devenaient plus érudites que leurs parents.

C’est ce qu’avait fait avec une incroyable virtuosité Marie Aude Murail, dans son roman « Miss Charity » paru à l’Ecole des Loisirs.

Elle nous conte dans ce gros livre illustré de dessins naïfs et un peu désuets, l’histoire d’une petite fille anglaise des années 1880 dont les petites sœurs sont mortes et qui se réfugie à la nursery où elle dresse des lapins, étudie les champignons et élève des souris. Elle apprend aussi Shakespeare par cœur et dessine des corbeaux qui parlent. Tout cela sous les cris de sa bonne Tabitha qui a un peu l’esprit dérangé et voit des démons partout. Elle attend, elle attend, et sa patience sera récompensée…

En citant certains des titres de Marie Aude Murail, tel que « Dinky rouge sang », « La Dame qui tue », « Qui veut la peau de Maori Cannell ? » ou encore « Charles Dickens », on entrevoit la diversité de son talent. Elle a d’ailleurs dédié « Miss Charity » au lapin de Béatrix Potter et au corbeau de Charles Dickens. Maintenant si vous voulez passer de longues heures enchantées, faites comme nous, lisez son roman.

 

Nous lui décernons donc le prix Bel Ami jeunesse avec une profonde admiration.   

Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 23 février 2009

UN MOT DE LA PRESIDENTE DU PRIX :

 

Elles sont toutes magnifiques les femmes de cette « cuvée » 2008 ! Pensez qu’il y a Françoise Sagan, la merveilleuse, Catherine Pozzi, la douloureuse, Nancy Cunard, la scandaleuse, Sœur Emmanuelle, l’héroïque, Françoise Hardy, la religieuse (hé oui)!! et que celles-ci ne sont même pas retenues dans notre sélection parce que l’on ne peut pas toutes les mettre, même si cela nous fend le cœur. Et Anna Politkovskaïa qui s’est battue contre la guerre en Tchétchénie et dont on ne peut pas même honorer la mémoire puisque le procès de ses assassins semble impossible à faire.

Ainsi il y a les disparues qui occupent nos pensées et l’émotion qu’elles suscitent en nous, et puis les vivantes, follement vivantes, qui voulaient tout, comme nous, l’amour, la réussite, la liberté, la beauté. Que choisir ? C’est une folie de choisir. On ne choisit pas, on les aime toutes, comme un jardin rempli de plantes étonnantes et belles. Voilà, ce prix Bel Ami est un jardin, cueillez-en les fleurs les plus rares, à votre goût et pardonnez-nous le crime de ne pouvoir en retenir que trois. Certains à la vue basse dirons : « C’est déjà beaucoup ». Mais non ! Elles sont des centaines nos femmes magnifiques. Vous verrez comme il y en aura d’autres ! 

 

 

DEUXIEME SELECTION DU PRIX BEL AMI 2009 :

 

 

Sélection du prix de la biographie :

 

« Louise de Vilmorin, je suis née inconsolable » François Wagener (Albin Michel)

 

Poète, romancière, inoubliable auteur de "Madame de" et séductrice invétérée, elle inspira des hommes tels que Saint-Exupéry, Roger Nimier, Orson Welles, Jean Cocteau et surtout André Malraux pour ne citer que ceux-là... Son esprit, sa beauté, sa grâce animèrent son célèbre "Salon bleu" de Verrières où ses réparties et ses répliques devinrent célèbres. Mariée plusieurs fois, dont une fois à un aristocrate des Carpates, sa vie fut brillante et somme toute malheureuse. Sous les masques de la frivolité la plus élégante, son âme douloureuse et son travail d'écriture lui donnèrent une densité, un charme qui, ajouté à son art de vivre, en firent la tenante d'un moment d'extrême civilisation à jamais disparue.

 

Françoise Wagener, à qui l'on doit de grandes biographies historiques, rend avec: "Je suis née inconsolable" le vrai visage de Louise de Vilmorin et sa voix profonde, celle d'une immense poète...

 

« La Comtesse de Ségur » Yves-Michel Ergal, Marie-José Stricht (Bartillat)

 

Étonnant destin que celui de la comtesse de Ségur. Née en 1799 en Russie, Sophie Rostopchine fait déjà partie de la noblesse russe.

Son père est premier ministre du tzar Paul Ier, par la suite il sera gouverneur de Moscou.

Sophie arrive à Paris avec toute sa famille à l'âge de 18 ans. Lors d'un bal, elle rencontre Eugène de Ségur qu'elle épouse à l'âge de 19 ans. Elle partage sa vie entre les salons parisiens et le château de Nouettes. Elle mettra au monde six enfants dont deux jumelles. Mais c'est grâce à ses petits-enfants, à qui elle raconte des contes fantastiques, que la véritable vocation de la comtesse va naître. Habituée à passer tous ses étés en famille au château de Nouettes, la comtesse a le coeur déchiré au moment des adieux. Pour prolonger ces instants de grâce, elle a l'idée d'écrire ses histoires sur un cahier et de les leur envoyer. Un jour, un de ses amis, emporte un manuscrit de la comtesse aux éditions Hachette. Le succès est immédiat. Les Nouveaux Contes de fées paraissent en 1856 puis ce sera: Les Petites Filles Modèles, Les Malheurs de Sophie, Les Mémoires d'un Anne,  L'Auberge de l'Ange gardien, Le général Dourakine, la soeur de Gribouille etc.

Vingt-cinq romans en moins de quinze ans, dont le succès perdure jusqu'à aujourd'hui. La comtesse n'est pas seulement un monument de la littérature, elle est un exemple précoce du génie féminin moderne.

 

« Séraphine, de la peinture à la folie » Alain Vircondelet (Albin Michel)

 

C'est l'histoire d'une grande oubliée que nous raconte Alain Vircondelet dans ce livre intelligent, sensible, poétique, émouvant. Née en 1864 à la campagne, rapidement orpheline, Séraphine Louis, qu'on appellera Séraphine de Senlis, devient femme de ménage dans un couvent. Lorsqu'une voix venue du ciel lui enjoint de se mettre au dessin, elle quitte le couvent et peint, sans avoir rien appris, dans un galetas, avec du Ripolin. Un hasard heureux lui fait rencontrer Uhde, grand découvreur de peintres naïfs. Sa notoriété commençante est engloutie dans la crise des années trente. Découragée, elle cesse de peindre et verse dans la folie. Elle meurt abandonnée de tous à l'asile psychiatrique, probablement de faim, en 1942. Un film de Martin Provost, une exposition au musée Maillol, et surtout ce beau livre font revivre aujourd'hui ce destin féminin d'exception.

 

« Mon évasion, autobiographie » Benoite Groult (Grasset)

 

Elle est enfin là, la biographie de Benoîte Groult!

Fille de bonne famille, Benoîte Groult a vécu une enfance privilégiée dans les années 30, impressionnée par le charisme d'une mère styliste de mode, une femme déjà libre et relativement excentrique pour l'époque. Elle raconte l'occupation, ses premiers émois de jeune fille "comme il faut" et  ses trois mariages avec des hommes de lettres, dont Georges de Caunes, mais c'est le dernier avec l'écrivain Paul Guimard qui sera le bon.  (Elle passera cinquante ans à ses côtés!) Elle le dit elle-même: "(Elle est) arrivée sur le tard au féminisme"  mais ce déclic face aux injustices et aux inégalités ne l'abandonnera jamais.  Son autobiographie s'appelle : Mon évasion, et on ne peut qu'adhérer à ses remarques, colères et combats. Benoîte à 89 ans aujourd'hui, son humour est intact, ses réflexions pétillantes et pleines de malice sont plus que jamais d'actualité.

 

 

Sélection du prix du roman :

 

« La beauté du monde » Michel Le Bris (Grasset)

 

De la petite ville de Chanute au fin fond du Kansas en 1910, au cercle de l’Algonquin durant les roaring twenties, la petite Osa n’a pas chômé. Mariée à 16 ans avec un compagnon d’aventure de Jack London, elle sera la pionnière du cinéma d’exploration. Caméra d’un côté, fusil de l’autre, sponsorisée par Coca-cola, Osa, la bien nommée, n’a peur de rien. Petite, pulpeuse et glamour, cheveux crantés, sourire Colgate, elle s’enfonce au cœur de la brousse africaine, abat des lions ou des rhinocéros, négocie avec des cannibales, et pose, éclatante, sur les bobines en noir et blanc de son cinéaste de mari. A son retour, devenue la coqueluche de Manhattan, elle sert de modèle à l’héroïne du film de King Kong. Mais, à la fin de sa vie, hantée  par ses voyages, elle se réfugie dans l’alcool et rejoue indéfiniment son propre rôle jusqu’à la caricature. Une histoire vraie, menée tambour battant, à l’instar de la vie d’Osa Johnson, dont le sourire lumineux crève l’écran pour l’éternité.

 

« Portrait d'une femme romanesque, Jean Voilier » Celia Bertin (Fallois)

 

Enquête sur une femme mystérieuse, Jeanne Loviton, plus connue sous son nom de plume de Jean Voillier (1903-1996), pseudonyme qu'elle adopta en 1935. Née de père inconnu, ce n'est que dix ans plus tard, lors du mariage de sa mère, une artiste, avec un éditeur, Ferdinand Loviton, qu'elle sera reconnue.

Elle a été le grand amour de Paul Valéry, ce qui donne l’occasion d’admirables lettres du poète à sa muse.

Femme d'affaires remarquable. Elle a dirigé deux maisons d'édition. Elle avait acheté à la fin de la guerre les Editions Denoël, dont le fondateur, Robert Denoël, qui fut l'éditeur de Céline et qu'elle souhaitait épouser, fut assassiné en décembre 1945.

Femme d'affaires et femme du monde, elle forçait l'admiration de certains et en entraîna d'autres à user à son égard des pires calomnies.

Elle  eu des amours multiples : outre Paul Valéry, Jean Giraudoux, Saint-John Perse, Curzio Malaparte, quelques hommes politiques, certains homme d'Etat et aussi quelques femmes remarquables..

François Mauriac disait qu'elle aura été "le dernier personnage romanesque de ce temps". Sa vie est un roman où tout est vrai.

 

« L’Exposition » Nathalie Léger (POL)

 

Texte d’une grande densité littéraire où les différents thèmes se succèdent de façon fragmentaire : comment percer l’énigme d’un visage par l’art de la photographie, définir le champ théâtral d’un studio… À partir de photographies de la comtesse de Castiglione découverte dans un recueil, le livre de Nathalie Léger est une errance à travers les personnages de femmes qui émaillent le récit.

La Castiglione est le motif, une figure qui se dérobe et dont nous n’apprenons presque rien sinon l’extrême beauté, la fin lamentable, et cette inlassable besoin d’être photographiée tout au long de sa vie. Nathalie Léger s’interroge sur les motivations de cette femme qui la regarde depuis sa solitude de la chambre claire. Qui convoque d’autres visages et s’interroge sur sa propre image ou sur celle de sa mère. Le véritable thème de ce récit semble une quête de la féminité dans son évanescence.

 

 

Sélection du prix jeunesse :

 

Marie-Aude Murail, Miss Charity, École des Loisirs, 2008

 

Au XIX°siècle, l’itinéraire surprenant d’une petite fille reléguée à l’étage de la nursery du manoir familial. Entre souris, lapins, corbeaux, tortues et une bonne folle à lier, Charity apprend Shakespeare par cœur, s’écrit des messages à elle-même d’une année sur l’autre, peint des aquarelles d’entomologiste… De rencontres improbables en péripéties extravagantes elle invente son propre chemin et devient grâce à son univers une jeune femme indépendante amoureuse d’un bien curieux renard, interprète vedette des théâtres londoniens.

Pour cette histoire qui s’inspire librement de la vie de Béatrix Potter, Marie Aude Murail  trempe sa plume dans l’ironie de Jane Austen , la richesse de Dickens, mais convoque aussi les mannes d’autres maîtres des rêves : Shakespeare, Thomas Hardy, Wilkie Collins, Oscar Wilde, Lewis Caroll, Georges Bernard Shaw…

« Miss Charity » est une vraie merveille délicieusement écrite.

 

Astrid Cornet, La Zone Pluskepure, Max Milo, 2008

 

Lilia Delarue rejoint sa classe de 4e D comme tous les matins pour y écouter un exposé sur le racisme. Elle est soudain entraînée dans un voyage extraordinaire dans la zone « pluskepure » qui n’est autre qu’une partie de son cerveau. Une zone noire, peuplée de personnages atroces,  très proche de ce que Freud aurait appelé l’inconscient

Avec brio et grâce à une imagination débordante, Astrid Cornet parvient à échapper aux pièges et aux poncifs de ce thème. Elle nous plonge dans un récit échevelé, sans discours moral et avec efficacité. Lilia, qui se croyait parfaite, épargnée par le racisme, engage alors un rude combat avec elle-même.

Un conte moderne enlevé et joyeux qui bat en brèche bien des idées reçues.

 

Cathy Ytak, Rien que ta peau, Actes sud junior, 2008

 

Ludivine est une adolescente considérée comme différente, obsédée par les couleurs. Ses parents la disent immature, voire attardée. Qu’elle ait droit à ses désirs, personne ne le comprend. Sauf Mathis, dont elle va tomber éperdument amoureuse. Ils vont s’apprivoiser sur ce chemin de neige qu’ils parcourent ensemble chaque jour, puis s’aimer sur un lac gelé enmitouflés dans leurs duvets. Pour finalement se heurter à l’incompréhension des adultes, qui salissent tout. Cathy Ytak nous livre un beau portrait d’adolescente troublée par les premiers émois charnels, ainsi qu’un tableau sans complaisance de la brutalité des adultes englués dans leurs préjugés, aveugles à la poésie. Le sentiment amoureux sans compromis de l’adolescence dans ce bref texte qui résonne comme un cri.

Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 février 2009
Les deux trophées du Prix Bel Ami Daum 2009
récompensent le Bel Ami biographie et le Bel Ami roman :


Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 4 février 2009

TROIS grandes et belles nouvelles pour le prix BEL AMI :

 

1° Le prix BEL AMI contracte une alliance de charme et de beauté avec la prestigieuse cristallerie  DAUM, maison centenaire.

Il devient le prix BEL AMI – DAUM.

 

 


2° Devant la somptuosité de notre première sélection, nous avons dû nous résoudre - avec un immense bonheur -, à décliner notre prix en trois versions :

Le prix BEL AMI biographie

Le prix BEL AMI roman

Le prix BEL AMI jeunesse

 

 

3° Nous accueillons cette année avec joie Gonzague Saint Bris comme président d’honneur.

 


Auteur d’une trentaine d’ouvrages variés, prix Interallié 2002 pour  Les Vieillards de Brighton, Gonzague Saint Bris a remporté un beau succès avec son ouvrage sur La Fayette paru aux éditions Télémaque. Il anime magnifiquement chaque année en Touraine, à Chanceaux-près-Loches, « La Forêt des livres » ; salon qui attire 150 auteurs remarquables et offre à cinquante mille visiteurs passionnés, douze tonnes de livres, transportés par deux cents - adorables – bénévoles !

 

Elevé au Clos-Lucé d’Amboise où François 1er grandit et où Léonard de Vinci rendit l’âme, Gonzague Saint Bris était tout indiqué pour retracer l’épopée du « grand roi » (presque deux mètres de haut !). Dans un récit enrichi d’informations multiples et surprenantes sur la Renaissance, Gonzague nous montre le vrai visage de François 1er, souverain profondément attachant, roi flamboyant, fou amoureux des arts italiens.


Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus