Présentation

Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 00:39

La soirée a débuté par quelques mots d'accueil de la présidente du prix, Elisabeth Reynaud:

" C'est cocasse, moi qui ne reçois aucun prix ce soir, puisqu'au contraire avec mon jury de cette année, je les ai attribués avant qu'ils ne soient proclamés aujourd'hui, je vais commencer par des remerciements. Comme aux Oscars ou aux Césars mais en moins long! D'abord je remercie l'homme qui soutient ce prix, Marc Lelandais, président de Lancel, lui qui accueille cette entreprise étrange et fabuleuse, consistant, aujourd'hui, quand on est une femme, à écrire des livres ou à tourner des films. Envers et contre tout. "Destin de femme", il connaît bien, puisqu'il tient les rênes d'une maison créée par une d'entre elles, Angèle Lancel, en 1876. Angèle, de cette lignée de femmes, comme Helena Rubinstein ou Patti Smith, qui soulèvent des montagnes, que rien n'arrête, qui affrontent l'adversité avec brio, ténacité, insolence et bravoure. Rien ne les abat jamais. Ni les tempêtes, ni les revers momentanés. Des femmes comme on en voit dans le film de JR, "Women are heroes". Angèle Lancel, très semblable dans son portrait de créatrice de beauté à Helena Rubinstein, ne serait sans doute pas déçue de voir ses sacs portés par de jolies femmes écrivains ou comédiennes comme les portaient autrefois, Arletty, Mistinguet ou Louise de Vilmorin. Et tant d'autres jusqu'à aujourd'hui, comme ces femmes libres, insoumises et amoureuses telles que Patti Smith ou Isabelle Adjani.
Mais je parlais de remerciements. Donc je remercie Alexandra Fain qui a été mon interlocutrice dans cette rencontre avec Lancel. Je remercie Laure, Aurélie et Isabelle, qui se sont dépensées en grand pour la réussite de cette soirée. Je remercie Didier Berbelivien qui arrive tout droit de Casamance où il peaufine les chansons que nous avons tous à l'esprit, pour remettre le prix de la biographie. Je remercie Bianca Li, danseuse et chorégraphe, qui joue en ce moment "Electro kif" et qui s'est montrée si chaleureuse à l'idée de récompenser le film de JR, photographe et réalisateur de portraits de femmes du monde entier.
je remercie Irène Jacob d'avoir accepté d'être avec nous pour remettre le prix du roman. Elle est d'une nature si rare, si exigeante aussi, qu'on attend toujours de la retrouver comme quelqu'un dont on ne se lasse pas. Courez voir son dernier film "Rio, sex, comedy" qui vient de sortir et écoutez son album "Je sais nager".
Je remercie les membres permanents de mon incroyable jury, Géraldine Beigbeder qui vient de publier son deuxième roman, "Larguée en périphérie de la zone politique et autres petits désordres organiques" chez Albin Michel. Isabelle Alexis, écrivain et dramaturge, aux titres fantasques "Tu vas rire mais je te quitte" ou "J'irai pas chez le psy pour ce con", qui vient de publier "Comme dans un film noir". Ma chère Ysabelle Lacamp qui a déjà publié une douzaine de romans. Vous retrouverez les jurés invités sur le blog, puisque je l'ai dit depuis le début, en 2007, c'est un jury qui tourne chaque année.

Je remercie la maison Daum en la personne de Virginia d'Halwyn qui nous offre chaque année depuis cinq ans de merveilleux trophées de cristal, fleurs de Lotus et petit bouledogue craquant. Je remercie Laurence Guinebretière, nouvelle directrice de l'hôtel Bel Ami, merveilleusement situé rue Saint Benoit, qui nous accueille chaque année dans ses confortables salons pour nos réunions débats, pour la soirée du prix bien sûr et qui offre aux trois lauréats cinq nuits d'hôtel avec les soins de son spa.
Je cède la parole à Didier Barbelivien."

 

 

Les trois lauréats, Michèle Fitoussi (Helena Rubinstein), Patti Smith (Just Kids) et JR (Women are heroes) ont reçu:

   Un trophée de cristal de la maison DAUM

   Un sac ou bagage de la maison LANCEL

   Cinq nuits d'hôtel offertes par le BEL AMI


Les trois présidents d'honneur de cette année, Didier Barbelivien, Bianca Li et Irène Jacob ont reçu sac ou bagage de la maison LANCEL.Le sac BB qui est magnifique dans toutes sortes de teintes, était une autre manière de star de la soirée, sous les yeux fascinants de la BB des années soixante. Les modèles historiques de la maison LANCEL étaient présents sous forme de mystérieuses photos du studio Harcourt.   

 

 

Les photos :

 

FV3F4098.JPG

  Le jury du prix Bel Ami (de gauche à droite): Isabelle Alexis, Géraldine Beigbeder, Sylvie Bourgeois,

Delphine de Malherbe, Elisabeth Reynaud, Ysabelle Lacamp, Olivia Zeltner 

 

 

FV3F4139.JPG

   Olivier Rubinstein, Didier Barbelivien, Elisabeth Reynaud, Michèle Fitoussi

 

 

FV3F4156.JPG

  Laurence Guinebretière, directrice de l'hôtel Bel Ami, Gonzague Saint Bris, Elisabeth Reynaud,

Alexandra Fain, directrice de Lancel

 

 

FV3F4190.JPG

  Deux grandsécrivains: Jean Marie Rouart et Gonzague attirés par les jolies filles de la soirée 

 

 

FV3F4216.JPG

    Une autre de nos jolies dames

 

 

FV3F4241.JPG

    Didier Barbelivien qui rêve devant BB d'autrefois

 

 

FV3F4369.JPG

  La joie des trophées Lancel: des sacs de rêve

 

 

FV3F4415.JPG

  Olivier Rubinstein tout ému, tenant le trophée Lancel de Patti Smith (pour "Just Kids" chez Denoël),

que lui a remis Irène Jacob, et Alexandra 

 

 

FV3F4442.JPG

    Une certaine joie aussi pour la productrice du film "Women are heroes" à qui Bianca Li,

la grande chorégraphe espagnole, a remis le prix du scénario.

 

 

FV3F4480.JPG

  Les fleurs de lotus en cristal offertes par la maison DAUM aux trois lauréats. DAUM fidèle au prix Bel Ami

depuis la première année, en 2007.

 

 

FV3F4485.JPG

    BIANCA         DIDIER           IRENE

 

 

FV3F4508.JPG

  Un prix où tout le monde est heureux,

même Didier qui arrive tout droit de Casamance où il peaufine ses chansons

 

 

FV3F4534.JPG

    Des jolies filles branchées avec des sacs Lancel

 

 

FV3F4548.JPG

  Une égérie de la maison Lancel......... Pauline Delpech

 

 

FV3F4580.JPG

    Deux égéries de la maison Lancel....... Frédérique Bel toute joile

 

 

FV3F4591.JPG

    Deux égéries qui rigolent

 

 

FV3F4613.JPG

   Sashka et Olivia, incontournables!!

 

 

FV3F4649.JPG

Ysabelle Lacamp, Elisabeth et Alexandra

Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 01:06
Prix BEL AMI ROMAN :

 

JK.jpg
 « Just Kids » Patti Smith (Denoël)

 

 

 

Prix BEL AMI BIOGRAPHIE :


HR.jpg

« Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté » Michèle Fitoussi (Grasset)

 



Prix BEL AMI SCENARIO :


WAH.jpg  

« Women are heroes » de JR, produit par Juliette Renaud

 

 

 

À venir : le compte-rendu de la soirée...

Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
Voir les 0 commentaires
Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 21:26

DERNIERES NOUVELLES

 

Le PRIX BEL AMI 2011, prix du destin de femme, accueille maintenant une troisième catégorie de lauréats parmi les auteurs primés. Nous avions jusqu’ici les romanciers et romancières, les biographes, voici les réalisateurs et réalisatrices scénaristes.

Pourquoi ? Parce que les romans sont souvent adaptés au cinéma, (Houellebecq, Nothomb, Lévy etc.) d’une part, et, d’autre part, parce que les scénaristes sont également des écrivains dont les œuvres, avant d’être portées à l’écran, ont fait l’objet d’un long travail d’écriture.

 

Voici la première sélection de cette année :

 

« Tournée » de Matthieu Amalric

« L’Arbre » de Julie Bertuccelli

« Brigth Star » Jane Campion

« Poetry » de  Lee Chang Dong

« Angèle et Tony » de Alix Delaporte

«  La Comtesse » de Julie Delpy

«  Tout ce qui brille » de Géraldine Nakache

« Incendies » de Denis Villeneuve

« Women are heroes » de JR 

 

 

Le prix cherchait un grand nom du luxe au féminin pour entourer l’événement. Et ce qui devait arriver arriva.

Le prix BEL AMI s’est uni avec bonheur à la maison LANCEL.

 

www.lancel.com

  Lancel---LL--151010.jpg

 

« C’était une idée simple comme un beau jour d’été » pourrait-on dire en reprenant à peu près les mots qui chantent le sac BB

 BARDOT 0373 bis

 

A04803-BX-copie-1.jpg

 

Une grande maison, née en 1876, sous l’égide d’une femme  d’esprit, ANGELE LANCEL. Transgression et légèreté. Telles sont ses idées folles, ses lignes fortes.

 

Elégance et espièglerie, prennent le frivole au sérieux et le tragique à la légère.

Mais cette « légèreté » a le poids d’une âme.

Or, où la femme met-elle son âme ? Dans son sac à main ! 

Photos, objets secrets, clefs de maison, produits de beauté, carnets intimes, agenda de rendez-vous, et tutti quanti…

 

Cette « French Légèreté » dont s’enorgueillit la maison LANCEL est profondément féminine. Elle rejoint l’essence même du destin de femme que le prix BEL AMI distingue chaque année au mois de mars.

Il n’y a pas de femme au monde qui ne souhaite avoir ce concentré d’âme avec elle, du baluchon le plus humble au sac le plus somptueux.

LANCEL a choisi de lui offrir les plus beaux.

 

P8.jpg

 

Cécile Sorel, Joséphine Baker, Mistinguett, Edith Piaf,  Arletty ou Grace Kelly, hier, Adjani, Jane Birkin, Laure Manaudou, Frédérique Bel ou Zhou Xun aujourd’hui, ont porté avec délectation Escapade, Premier Flirt, Galipette, Angelina, Roll’n Rock, l’Adjani, ou le sac BB, apothéose de la marque à ce jour, pour lequel Lancel n’a eu recours à aucune matière animale.

Tous les modèles phares de la saga Lancel ont été photographiés par le studio HARCOURT.  


MA-260-LANCEL-KP-ER-Retouche-MATIER-LOGO.jpg 

 

MA-208-LANCEL-AC-ER-VERSION-02-Retouche-Fondsombre-LOGO.jpg

 

MA 492-GAUCHE

Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 17:12

Nous revoici comme chaque année désormais, prêtes à choisir les trois prochains lauréats du PRIX BEL AMI , avec un jury partiellement renouvelé, dont voici les membres pleins de vitalité :

 

Membres permanents :


Isabelle Alexis, écrivain et scénariste

Géraldine Beigbeder, écrivain et scénariste

Ysabelle Lacamp, écrivain

Elisabeth Reynaud, écrivain, présidente du prix

 

Membres invités :

 

Frigide Barjot, écrivain

Sylvie Bourgeois, écrivain et scénariste

Delphine de Malherbe, écrivain

Anne-Marie Mitterrand, écrivain

Olivia Zeltner, décoratrice

 

 

A l’issue de notre quatrième réunion-débat, dans le joli salon rose de l’HOTEL BEL AMI qui nous accueille avec toujours autant de gentillesse, nous avons retenu, en première sélection, les  titres que voici :

 

   

7 titres pour le prix du BEL AMI ROMAN :

 

"Une affaire conjugale" Eliette Abecassis (Albin Michel) 

"La Mecque-Phuket " Saphia Azzedine ( Leo Scheer)

"Unica Zürn, l'écriture du vertige" Anouchka D'Anna (Cartouche) 

"La Distribution des lumières" Stéphanie Hochet (Flammarion)

"Elles vivaient d'espoir" Claudie Hunzinger ( Grasset)

"A la folle jeunesse" Anne Scott (Stock)

"Just Kids" Patti Smith (Denoël) 

"Le Testament d'Olympe" Chantal Thomas (Seuil)

 

 

 

7 titres pour le prix du BEL AMI BIOGRAPHIE :

 

"Etty Hillesum, une voix dans la nuit" Cecilia Dutter (Robert Laffont )

"Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté" Michèle Fitoussi (Grasset) 

"Lou Andreas von Salomé, la femme océan" Michel Meyer (Le Rocher)

"Rose Bertin, couturière de Marie-Antoinette" Michèle Sapori (Perrin) 

"Gertrude Stein" Nadine Satiat (Flammarion)

"Sur la route de Janis Joplin" Jeanne-Marie Vacher (JBZ et Cie)

 

 

A SUIVRE :


DEUX GRANDES NOUVELLES QUI VONT MAGNIFIER LE PRIX "BEL AMI"


ET LUI DONNER SA VRAIE PERSONNALITE  

 

 

Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
Voir les 0 commentaires
Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 15:06

Les 3 lauréates,


Adelaïde de Clermont-Tonnerre (roman)  

Dominique Bona (biographie)

Joyce Carol Oates (jeunesse)

 

ont chacune reçu :

 

- Un trophée Lalique en cristal.


- Des bijoux -bracelets et boucles d'oreilles- Martine Harraca.


- Cinq nuits dans une suite de l’hôtel Bel Ami.

 

Ils leur ont été remis par Bambou Alain Chamfort et Gonzague Saint Bris.

 

Elisabeth Reynaud, présidente du prix, les a accueillis par ces mots :

 

« Décerner un prix c’est quand même une sale besogne ! Ca veut dire avoir l’air d’oublier tous ceux qui ne l’on pas eu. Et toutes celles et ceux qui ne sont pas là ce soir. On va en dire un petit mot pour ne pas avoir de remords. Et puis dans ce monde asseptisé tout le monde est sage et obéissant. Ca en deviendrait presque assommant. Tout le monde dit la même chose d’un air soumis et consensuel.

Non la femme n’est pas libérée ! Un peu de haine, que diable ! Retrouvons la fronde et l’insolence des vrais vivants sous peine de mourir étouffés. Et surtout laissons les femmes vivre et écrire. Ce sont toujours elles qui innovent. Enfin presque toujours. En pensant le monde autrement.

Deux ou trois exemples. Aux J.O. de Vancouver, pendant que les plus grands athlètes du monde tentent d’atteindre l’or de la performance ultime, en donnant d’ailleurs, au propre comme au figuré, leur vie pour cela. Pendant que des centaines de millions de téléspectateurs s’enthousiasment pour leurs exploits, à quelques vols d’oiseaux du stade, dans la ville basse de Vancouver, 8 à 10.000 junkies jouent avec la mort, et parmi eux des centaines d’indiennes en fuite des réserves dans lesquelles on les a parquées se prostituent pour de la drogue. Puis elles disparaissent, on ne les retrouve jamais. Elise Fontenaille a écrit leur calvaire dans son roman Les disparues de Vancouver, en écho aux cris de triomphe dont la ville s’enivrait.

Il y a les femmes d’Algérie qui sont toujours violées et massacrées dans tout le pays, dans un silence assourdissant.

En Inde, les femmes veuves connaissent un sort profondément injuste : on ne les brûle plus sur le bûcher où se consumait le corps de leur époux, mais on leur interdit de se remarier. Même très jeunes elles restent seules et démunies pour se battre et élever leurs enfants.

Au Soudan, la police arrête dans un restaurant de Karthoum, une femme journaliste, sans aucun préambule. Son crime ? Elle portait un pantalon. La loi soudanaise punit cette grave atteinte aux mœurs par 40 coups de fouet, infligés publiquement. Là-bas, l’excision des femmes est toujours la règle incontournable. Les préposés aux mœurs sont postés à tous les coins de rue. Lubna Ahmad Al-Hussein fut excisée à l’âge de six ans, elle raconte dans son livre 40 coups de fouet pour un pantalon, l’humiliation des 43.000 femmes qui, chaque année, sont arrêtées, jugées et fouettées, pour avoir fumé le narguilé réservé aux hommes, oublié le voile, fabriqué de l’alcool de dattes, ou vendu du thé sous un arbre pour se faire un peu d’argent.

Alors évidemment nous avons choisi cette année nos lauréats à une quasi unanimité et nous sommes très heureuses que Bambou, Alain Chamfort et Gonzague leur remettent leur trophées. Mais il faut dire un mot de certains des livres en lice qui ont été soutenus becs et ongles par certaines d’entre nous.

D’abord il y a eu Alina Reyes qui s’offre le luxe d’écrire une sorte de Cantique des cantiques d’aujourd’hui, mêlant en toute liberté, mysticisme et érotisme, dans son très beau texte Lumière dans le temps. Elle remporta un immense succès avec son roman paru dans les années 80 Le Boucher, mais a écrit depuis une trentaine d’ouvrages poursuivant ce qu’elle appelle « sa résurrection advenue avec le fleurissement du Christ dans (s)on cœur ».

Il y a eu de ferventes défenderesses de Paris-Berlin, le grand écart, que Christiane Germain a écrit en hommage à sa mère, grande acrobate devant l’Eternel, dans la troupe de Joséphine Baker, et héroïne magnifique dans le Berlin des années 40, puisque son mari, le père de Christiane Germain était allemand. D’où le grand écart. Et l’incarnation d’un couple réunifiant naturellement les deux pays en guerre.

Bien sûr nous avons toutes fondu devant l’élégante légèreté de David Foenkinos et son huitième roman, La Délicatesse. Mais on ne veut pas le perdre donc on le fait encore un peu mariner jusqu’au prochain numéro.

Il faudrait dire encore que Marie Despléchin écrit pour la jeunesse, un Journal d’Aurore en plusieurs tomes, étonnamment acidulé dans un langage repris de nos jeunes enfants avec une vraie virtuosité. On en redemandait.

Et puis que dans son roman, Devi, le bandit aux yeux de fille, Christel Mouchard entre dans la condition des femmes en Inde où règnent les castes dirigeantes, avec un souffle romanesque qui emporte l’adhésion. On s’attache à cette très belle adolescente devenue bandit des grands chemins pour venger sa sœur et rejoindre le grand amour.

Je ne peux pas terminer sans évoquer, avant Bambou à qui je vais passer tout de suite la parole, la figure mythique de Joyce Carol Oates. Grande dame de la littérature américaine, née en 1938, à New-York et qui, à 71 ans, continue d’écrire des chefs-d’œuvres, tant pour la jeunesse que pour le public du monde entier. Un de ses derniers succès Blonde, biographie romancée de Marilyn Monroe, a été traduit dans le monde entier. Elle a publié 70 romans, essais ou nouvelles et a été deux fois sur la liste du Prix Nobel de Littérature sans l’avoir encore obtenu, ce qu’on lui souhaite, bien sur. Elle vit et enseigne à Princeton. Elle dit : « Le sens de la vie consiste à s’immerger dans la beauté. »

 

joyce-carol-oates.jpg

Joyce Carol Oates


En conclusion, qu’on n’emploie plus jamais ce mot usé, vide de sens et qui n’est plus qu’une dépouille dévitalisée, je veux parler du mot « égalité » entre hommes et femmes. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu d’ «égalité » hommes-femmes. En revanche faisons tout pour faire naître l’ «équité » entre hommes et femmes. Equité des salaires, équité professionnelle, équité dans le couple. Mais pitié, ne parlons pas d’égalité. C’est trop absurde. »

 

Après la remise du Prix Bel Ami Jeunesse par Bambou, Gonzague Saint Bris a rendu un très bel hommage à Dominique Bona qui recevait le Prix Bel Ami Biographie. Puis Alain Chamfort a remis le prix Bel Ami Roman à Adélaïde de Clermont-Tonnerre.


Voici une partie du texte de Gonzague :


« Quel plus beau compliment que de dire à Dominique BONA qu’elle est comme biographe dans la lignée de Stéphane Zweig, elle qui justement lui a consacré une biographie intitulée « L’ami blessé » parue aux Editions Plon en 1996 ? Son genre, son style, sa manière, c’est le contraire de la biographie à l’américaine où l’accumulations de détails et l’entassement de notes étouffent l’expression de l’âme de l’artiste. Dominique a commencé sa carrière de biographe avec Romain Gary, à qui l’on doit cette vérité de La Promesse de l’aube : « Avec l'amour maternel, la vie nous fait  à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais...»

 

Puis, elle s’est intéressée au charme vénéneux de trois sœurs, les filles du poète José-Maria de Heredia, comme le vol des trois grâces hors du charnier natal : Les yeux noirs ou les vies extraordinaires des sœurs Heredia publié par Lattes en 1990. Puisque nous sommes entrés avec Dominique Bona dans la galerie des femmes fatales, allons jusqu’à la plus brutale des égéries russes : Gala dont elle trace un fidèle portrait aux Editions Flammarion en 1995. Tout d’abord, Gala jeune fille nous apparaît sous les traits d’une romantique au sommet, retirée dans un sanatorium suisse, à Clavadel sous la neige, où elle séduit à l’âge de l’innocence un jeune bourgeois qui écrit des poèmes et qui ne porte encore que le nom de Grindel. Bientôt, elle l’épousera – c’est Paul Eluard – avant qu’elle ne devienne la femme et la muse absolue de Savador Dali. 

 

Peut-être est-ce dans sa biographie suivante Berthe Morisot, le secret de la femme en noir que Dominique montre le meilleur de sa maîtrise du sujet puisque elle use d’un œil d’écrivain pour  détecter, capter, retenir et transmettre les moments d’une femme au cœur de la création. Mais la palette de ses talents n’a pas encore donné toutes ses couleurs. Après les trois sœurs, elle ouvre le dossier mystérieux d’une gémellité à accidents, celle du frère et de la sœur, Camille et Paul, la passion Claudel.

 

Aujourd’hui, vous recevez le PRIX BEL AMI de la biographie, acclamée par un jury majoritairement féminin, réuni autour de notre spirituelle et dynamique présidente Elisabeth Reynaud, elle aussi un auteur ou une écrivaine, qui pratique l’art de la biographie. La presse littéraire a su saluer votre livre, sans nous dire pourtant en quoi il était irremplaçable et des plus précieux. Parce que, comme vous savez si bien nous le faire comprendre par l’écriture,  Malraux, ce n’est pas seulement André, c’est aussi Clara. Et surtout et enfin, parce que grâce à vous, l’ombre du grand homme, André, n’assombrira jamais la lumière de Clara ! »

 

Gonzague SAINT BRIS

 

 

Puis la soirée s'est poursuivie sans se prendre au sérieux sous les flash et les lumières roses des salons Bel Ami.

 

On peut voir un extrait vidéo à cette adresse : http://www.parisstylemagazine.com/belami.html

 

 

 

Par Prix BEL AMI - Publié dans : prixbelami
Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés